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Le 14. décembre 2011 à 12h00

Six Fours Fait divers Un dispositif conséquent pour le désamorçage d'une bombe réussi

Mercredi matin, les zones à risque avaient été évacuées pour réaliser le désamorçage de la bombe américaine retrouvée dans l'ancien centre de loisirs Guillemard. Un important dispositif avait été mis en place.

L'équipe du service déminage de la sécurité civile a été à l'oeuvre dans cette délicate opération.

L'équipe du service déminage de la sécurité civile a été à l'oeuvre dans cette délicate opération.

Ce n'est pas tous les jours, et heureusement! qu'on se retrouve avec une bombe à désamorcer. Pourtant on risque d'en retrouver d'autres si l'on en croit les historiens locaux, dont Claude Majastre qui évoquait la présence d'une batterie de l'armée allemande du côté de Cambaud (voir notre précédent article).
Le gros travail avait commencé en amont: les agents de la police municipale avaient averti tous les habitants de la zone concernée par le dispositif de sécurité (de 0 à 400 mètres) (voir ici). L'adjoint à la sécurité Thierry Mas Saint Guiral, présent avec le premier adjoint Joseph Mulé, nous donnait quelques chiffres: "Dans la zone la plus proche, 115 villas étaient concernées, soit 180 personnes. Et dans la zone des 200 à 400 mètres, 650 villas soit 400 personnes". Toujours en amont, le service sécurité plage avec Franck Benedetti sous l'autorité de M. Petetin (responsable adjoint voirie) se sont occupés de sécuriser le site sous la houlette de la préfecture et du service de déminage, notamment en réalisant avec l'entreprise présente sur le chantier des tranchées, l'ensablement de l'engin et la mise en place d'un mur en terre, tout cela pour diminuer le risque pour les habitations environnantes en cas d'explosion.

Une matinée pas comme les autres


Et, en ce jour "J" tout était en place avec un dispositif imposant, l'opération étant pilotée par la préfecture: une soixantaine d'agents municipaux des différents services, 35 policiers nationaux sous l'autorité du commissaire Michel Malléa, treize pompiers de Six-Fours, Ollioules, La Seyne sous la responsabilité du capitaine Yves Rastègue. Différentes voies étaient interdites à la circulation, et le comité de pilotage avait pris ses quartiers à l'intersection de l'avenue Laennec et du chemin de Cambaud. Il y avait aussi le SAMU, ERDF, GDF, tandis que la municipalité avait mis à disposition des riverains des bus avec la régie des transports, et le gymnase de la Coudoulière pour une collation pour ceux qui le souhaitaient.
Le maître d'oeuvre de cette opération se nommait Jean-Luc Van-der-Moeten, du service de déminage de la sécurité civil. Il était en lien avec les deux démineurs seuls présents sur le site (Serge et Patrick), tandis qu'une représentante de la préfecture faisait le lien avec le poste de commandement. Rien n'était laissé au hasard et il aura fallu attendre que tous les riverains soient évacués et que le dispositif de sécurité soit en place pour que l'opération débute vers 9h.

Une opération délicate


L'objectif était de désamorcer cette bombe américaine de 250 kilos, ayant 125 kilos de charge, d'une longueur de 114 centimètres pour 41 centimètres de diamètre: "dans la région, on n'effectue que très rarement ces opérations sur ces engins: il a dû y en avoir quatre en trois ans, rien à voir avec la Normandie ou en Allemagne, où ces interventions sont beaucoup plus fréquentes et souvent plus dangereuses. D'ailleurs, Outre-Rhin, certains démineurs ont perdu la vie. Dans la région, on en trouve surtout du côté de Fréjus". Il s'agissait d'abord de mettre à jour la bombe, dégager les fusées, les démonter pour les neutraliser. L'enlèvement de la seconde fusée a été plus délicate compte tenu de sa positon, proche du détonateur. Serge et Patrick qui ont effectué cette opération délicate nous racontaient: "le dévissage a été compliqué, mais toute la semaine on avait effectué le dégrippage. Ce sont des engins qu'on connaît, on était sereins". Pour eux rien d'anormal, juste leur travail, mais une mission assez impressionnante vue de l'extérieur. Vers 10h45, l'opération était finie, il ne manquait plus qu'à rapatrier l'engin dans le camion, l'amener au Revest avant que le tout soit détruit à Canjuers.
Mais il restait encore à remettre l'electricité, que la police nationale prévienne tous les riverains par téléphone, avant que le dispositif ne soit totalement levé. Une matinée pas comme les autres.

D. D., le 14 décembre 2011

Autres photos:

Dans les mains de Serge les deux fusées. Au P.C., Jean-Luc Van-der-Moeten, ici avec son adjoint et Thierry Mas Saint Guiral. Le capitaine Yves Rastègue.
Dans les mains de Serge les deux fusées.