Skip Navigation LinksOuest Var > Actualité > Sanary > Une histoire du jazz au travers des pochettes de disques
Le 15. mai 2010 à 10h00

Sanary Culture Une histoire du jazz au travers des pochettes de disques

Dans le cadre de l’exposition autour du Jazz à la médiathèque, une conférence a permis de retracer vendredi soir l’histoire des pochettes des disques vinyles.

Jean-Yves Bernard et Didier Delfino

Jean-Yves Bernard et Didier Delfino

Jean-Yves Bernard, directeur de l’école de musique, et Didier Delfino avaient préparé un exposé interactif avec la diffusion de nombreuses pochettes d’époque. Ariane Céris, directrice de la médiathèque, souhaitait aborder cette thématique proposant une autre approche de l’histoire du jazz. Le public a pu appréhender les courants, les grands designers, les grands photographes et les labels qui ont contribué à transformer les pochettes « d’un élément informatif à un art spécifique ». C’est Alex Steinweiss, premier directeur artistique de Columbia Records qui a introduit « l’artwork » sur les pochettes de disques vinyles en 1947 avec la musique de Rodgers and Harts. Ce dernier recruta James Flora qui imagina des pochettes aux couleurs vives, dont certaines sont restées dans les mémoires comme celles de Gene Krupa ou Bix Beiderbecke. Jean-Yves Bernard et Didier Delfino firent ensuite un panorama des grands designers comme David Stone Martin ou Burt Goldblatt. A l’après-guerre, cet art s’ouvre aux photographies, avec des labels comme Prestige&Riverside ou Blue Note qui accompagneront la contre-culture avec des photos réalistes, parfois engagées. Andy Warhol s’essaya aussi à cet art spécifique qui, dans les années 1970, se transforma progressivement avec le développement des médias, l’ère du marketing et l’influence du rock. Les pochettes deviennent parfois totalement abstraites et psychédéliques, et le label CTI Records va se distinguer par « une sophistication et un exotisme qui tranche sur les productions de l’époque », comme l’image du monolithe de « 2001 l’odyssée de l’espace » pour l’album d’Eumir Deodato. Dans les années 80, nouveau bouleversement avec l’avènement du disque compact.
Le public a pu apprécier cette conférence très vivante, et pourra approfondir le sujet avec l’exposition au rez-de-chaussée ou tout simplement assister le vendredi 28 mai au concert de clôture de l’école de musique ou à « l’apéro bœuf » . Concernant l’histoire des pochettes, un site très instructif revient sur cette fascinante histoire : http://www.dragonjazz.com

D.D, le 15 mai 2010

Autres photos:

Alex Steinweiss a introduit l'artwork
Alex Steinweiss a introduit l'artwork