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Le 18. décembre 2014 à 15h54

Sanary Conseil Municipal Un dernier conseil bien plus long que prévu… et pour cause !

Ce dernier Conseil Municipal de 2014 restera comme celui de la rupture entre le maire et le groupe de l'Association de défense des sanaryens d’Olivier Thomas et Cécilia Papadacci. En effet le maire a pris la décision de les exclure du conseil !

Avec 46 points à voter, ce dernier conseil municipal de l’année devait être long. Quelques décisions importantes devaient être prises et l’on pouvait s’attendre à quelques interventions de l’opposition. Parmi ces points délicats, on peut noter les décisions 208 et 209, concernant les travaux d’aménagement d’une nouvelle aire de carénage et d’une nouvelle station d’avitaillement, les points 225 à 229 concernant la création de garanties d’usage et les nouveaux tarifs portuaires, ou encore le point 239 sur le déclassement des locaux de l’ancienne école maternelle de Portissol.

Suspension de conseil


La réalité s’éloignant parfois des prévisions, c’est après une demi-heure seulement de conseil, que la soirée est parti en vrille d’une façon aussi soudaine qu’inattendue. Après quelques interventions attendue sur les décision 207 (revalorisation des tarifs des concessions funéraires) où l’opposition vota contre (les 4 du groupe de Didier George et le duo Olivier Thomas-Cécilia Papadacci), les points 208 et 209 sur les travaux d’aménagement d’une nouvelle aire de carénage, et la station d’avitaillement, le point 211 sur la création de postes fut le point de rupture où tout bascula. Ce point, à priori anodin, sur le tableau des effectifs et la création de poste, souleva un mal profond…
« Le tableau des effectifs ne nous a pas été communiqué » se plaignit Cécilia Papadacci. « Au contraire de l’autre groupe d’opposition qui nous a fait parvenir 2 demandes, nous en avons eu 31 de votre part vendredi soir, soit trop tard pour pouvoir y répondre à toutes. De toute façon, le tableau est consultable dans les comptes administratifs. » répondit Patricia Aubert. Le débat revenant sur le poste de DGS évoqué lors d’un précédent conseil, Olivier Thomas voulut intervenir. Visiblement excédé, le président du conseil, Ferdinand Bernhard, décida alors de faire un premier rappel à l’ordre à Olivier Thomas pour qu’il cesse ses interventions « dérangeant le bon déroulement des débats ». Après un deuxième, puis un troisième, il décidait d’interrompre le conseil et d’appeler les forces de l’ordre, pour faire expulser Olivier Thomas, puis Cécilia Papadacci qui continuait pour sa part à intervenir. Elle s’adressait même aux conseillers municipaux : « Pensez-vous que nos interventions justifient une telle attitude ? »

La cavalerie débarque


S’en suivit une situation Kafkaïenne que n’aurait renié aucun producteur de pièce de théatre de boulevard. Deux policiers municipaux arrivent alors. Devant la réticence d’Olivier Thomas citant : « Vous n’avez pas le pouvoir de m’expulser », ces derniers préférent ne pas intervenir. Même scénario avec des membres de la BAC ! Alors que le maire essaye d’obtenir des résultats auprès du Cabinet du Préfet, le Commissaire Valérian arrive… sans pouvoir réagir plus que ses collègues. Pour sa hiérarchie, il n’y avait plus désordre public, il n’y avait donc pas lieu d’intervenir. « La situation est plus complexe qu’il n’y parait et il y a des jurisprudence » nous explique-t-il. Devant l’impuissance des pouvoirs publics, Ferdinand Bernhard déclarait alors : « Je constate une fois de plus que l’administration française n’est pas très courageuse, comme lorsque l’on doit empêcher les caravanes de nous envahir et que je dois intervenir personnellement. Il ne faut pas s’étonner que le FN progresse ».

Débranche…


Le maire décidait alors de faire débrancher les micros des deux opposants en précisant : « Je considère qu’ils ne sont plus là ! »
Alors que Cécilia Papadacci essayait de les rebrancher elle-même et qu’une heure et demie s’étaient écoulés, le conseil municipal reprenait le cours de ses délibérations. Le public, moins nombreux qu’à l’habitude, s’était clairsemé et les décisions suivantes furent avalisées rapidement. Didier George et les membres de son groupe intervinrent plusieurs fois sans heurts, notamment sur la création de 25 places de port de garantie d’usage, onéreuses, il est vrai, mais permettant de financer des ouvrages portuaires nouveaux sans alourdir la note des usagers courants. A chaque fois Cécilia Papadacci tentait de parler sans micro, alors que l’assemblée faisait comme si elle n’existait pas.

A 21h30, enfin le conseil municipal avait bouclé son ordre du jour. Il est à prévoir que cette situation ne s’arrête pas là, Olivier Thomas voulant porter l’affaire en justice pour faire annuler ce conseil…

PH, le 18 décembre 2014

Autres photos:

Le maire en ligne avec le cabinet du Préfet Une heure et demi d'attente interminable