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Le 3. juin 2017 à 09h11

La Seyne Environnement Opération rade propre à la Seyne

Organisée dans le cadre de la Semaine du développement durable, la 8e édition de l'opération "Rade propre", aura finalement permis d'enlever 9 vieilles coques. Jeudi 1er juin, Anse Balaguier, la dernière épave est partie dans la benne mise en place par la Ville.

Jeudi matin, 10h : sous un ciel plutôt gris, le maire, Marc Vuillemot, et ses adjoints, Raphaële Leguen, déléguée à la mer, Denise Reverdito, en charge de l'aménagement durable du territoire et Claude Astore, responsable de la police de l'environnement, sécurité et tranquillité publiques, assistent à l'enlèvement de la dernière épave signalée à la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) en février dernier. Une intervention qui a pris du temps pour aboutir et qui a un coût, alors que la commune n'est pas responsable. Sur place, la Marine Nationale, la société seynoise Rebornh, spécialisée dans la déconstruction navale, et les Services techniques, conduisent l'opération de levage qui se produit deux fois par an, à l'automne et au printemps.

Se méfier des tempêtes


Anse Balaguier, bon nombre de bateaux sont régulièrement au mouillage, même si Raphaële Leguen reconnaît qu'ici, c'est du mouillage sauvage. Mais encore faut-il l'entretenir : «Tout s'use et plus la météo est mauvaise, plus il y a des risques. Selon la façon dont on amarre un bateau, comme il tourne sur son axe, les points d'usure ne sont pas les mêmes et il faut revenir de temps en temps faire des vérifications. On a de véritables tempêtes en Méditerranée, il faut se méfier». Ainsi, certains bateaux viennent s'échouer sur la plage, dès les premières largades. «On a l'impression de revivre la même séquence que l'an dernier», s'agace Denise Reverdito. C'est un fait, par accident ou par acte d'incivilité, les bateaux restent de longs mois échoués sur la plage et obligent la collectivité à s'occuper du problème.

La compétence de l'Etat


«On se substitue au rôle de l'Etat car nous sommes sur le domaine maritime qui est dans son champ d'action, mais on n'a ni le temps ni les moyens. Quand on a repéré une épave, on prévient la DDTM qui envoie un agent assermenté. Reste à retrouver le propriétaire. Certains effacent leur immatriculation», explique Raphaële Leguen. Le maire, Marc Vuillemot, insiste sur la lourdeur des démarches : «Il y a une longue procédure administrative à suivre. Nous avons déclaré ce bateau en épave en février dernier et le travail est réalisé aujourd'hui, le 2 juin. Ce n'est pas de notre compétence de procéder à l'enlèvement, nous, on signale, c'est tout». Pour Claude Astore, «ce n'est pas de la responsabilité de la Ville et pourtant, nous devons dépenser entre 12 000 et 17 000 euros par an. En résumé, même si ce n'est pas à nous de payer, on paie !». Et l'élu d'ajouter : « Un enlèvement d'épave nous coûte1 000 euros, sans compter les heures que passent nos services».

Une équipe mobilisée


«La déconstruction d'un bateau de plaisance hors d'usage nécessite de nombreuses opérations. Il y a tout d'abord la localisation de l'épave, puis sa prise en charge et son transport en site propre. Viennent ensuite l'extraction de produits dangereux, le démantèlement, le traitement des déchets , la valorisation des fers et des métaux, et enfin, le recyclage vers les filières agréées», énumère Nelson Hugon, de la société Rebornh. Raphaële Leguen précise : «Nous avons un marché public avec cette société, et ce, pour la 3e année consécutive. Pour nous, l'essentiel est d'agir afin d'éviter tout risque d'accident et de pollution». Sur le site, la Marine Nationale assure les opérations dans l'eau avec quatre plongeurs-démineurs du chasseur de mines Lyre, ainsi qu'une équipe de plongeurs-démineurs de Toulon.

Chantal Campana, le 03 juin 2017

Autres photos:

Elus, plongeurs démineurs de la Marine Nationale, Services techniques de la Ville, DDTM... à pied d'oeuvre ce jeudi 1er juin. Chargement du bateau. Les plongeurs-démineurs de la Marine Nationale en action.