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Le 1. février 2015 à 19h12

Ollioules Patrimoine La Pastorale de Bellot a enchanté le public ollioulais

Dimanche, comme chaque année depuis 25 ans, le groupe Lou Fougau Provençau a représenté la Pastorale de Pierre Bellot en trois actes à la salle des Fêtes.

La Pastorale de Morel est beaucoup plus souvent représentée que celle de Bellot (1783-1857), moins connue. C’est cette comédie traditionnelle du Noël provençal que le groupe Lou Fougau Provençau, présidé par Olivier Neige, choisit de représenter chaque année à la salle des Fêtes d’Ollioules. Lou Tiatre d’Ouliéulo joue la pièce, mise en scène par Magali Djivdjivian, et les intermèdes musicaux sont assurés par les douze tambourinaires de Pau A’Cha Pau dirigés par Jean Fernand Djivdjivian. Dimanche, l’accompagnement au piano était de Franck Pantin. Ce spectacle de deux heures et demie, comprenant un long prologue et trois actes, a demandé un travail considérable : cinq mois de répétition pour vingt-cinq personnes sur scène en tant qu’acteurs et techniciens. Il est joué en provençal avec traduction simultanée en français par vidéo-projection sur écran.

La pastorale mêle histoire et comédie


Au cours du prologue religieux, Joseph et Marie, ne trouvant pas de place à l’auberge, s’en vont à l’étable que l’on sait. Le voyageur provençal qui a pris la dernière place doit partager le lit d’un noir. Les cuisiniers qui se moquent du voyageur lui jouent un tour en le barbouillant de noir pendant son sommeil. A son réveil, en se voyant dans le miroir, il s’écrie : « Ils ont réveillé le noir en croyant te réveiller ! » Le ton est donné. Dans l’anachronisme permanent, la pastorale mêle histoire (deux juifs en chemin pour être recensés pour la première fois) et comédie (le mime de la recette de l’aïoli, une femme qui n’en finit pas de sortir des victuailles de son panier). On y trouve bergers, bohémiens, ivrognes, vieux, aveugles… Certaines parties sont classiques, d’autres pathétiques et émouvantes. L’arrivée des Rois mages finale donne lieu à un tableau immobile, pour laisser place aux santons.

« La version plus courte de rue plaît beaucoup également. Nous l’avons jouée quatre fois en décembre », nous informait Olivier Neige, en rappelant que l’association a également organisé une soirée poésie et musique au Vieux Moulin au mois d’août pour commémorer la mort de Frédéric Mistral. Au mois de juillet, « Mistral sous les étoiles » avait été rapatrié pour cause de mauvais temps dans une salle du centre ville. Il s’agissait d’une discussion sur l’œuvre de l’écrivain agrémentée de lectures et scénettes. Lou Fougau Provençau est à la recherche de bonnes volontés pour continuer à défendre la pastorale. Si le cœur vous en dit, n’hésitez pas !

, le 01 février 2015

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