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Le 15. juin 2017 à 23h42

Ouest Var Législatives Emilie Guerel : redonner de l'espoir aux Français

La candidate LREM de la septième circonscription, Emilie Guerel, s'est qualifiée pour le deuxième tour dimanche avec 31,55% des voix. Avec 19,06 %, le maire de Six-Fours Jean-Sébastien Vialatte, qui briguait son quatrième mandat en tant que député, a été éliminé au premier tour. Dimanche, Emilie Guerel affrontera Frédéric Boccaletti (FN), 23,86 % au premier tour. Rencontre avec une personne simple mais déterminée.

Emilie Guerel, la candidate LREM, affrontera Frédéric Boccaletti (FN) au second tour dimanche.

Emilie Guerel, la candidate LREM, affrontera Frédéric Boccaletti (FN) au second tour dimanche.

Emilie Guerel a 33 ans et vit à Sanary. Elle obtient son CAPES d'anglais à 23 ans, puis en 2013 passe un DU de psychologie. En 2015, elle réussit haut la main le concours d'entrée en quatrième année de Sciences politiques. Elle termine actuellement son IEP en formation continue mais, campagne oblige, passera ses derniers examens en septembre plutôt qu'en juin.

Refus du clivage droite-gauche


Après la théorie, Emilie souhaitait s'engager dans la pratique de la politique. « Je n'étais ni de droite ni de gauche. De la gauche, je prends l'égalité et de la droite la liberté. J'admirais des figures comme Rocard, mais n'appartenais à un aucun parti traditionnel. J'aimais Emmanuel Macron en tant que ministre car il correspondait à mes attentes. Il m'a donné envie. » Emilie devient bénévole dans l'association En Marche et anime le comité de Sanary.

Depuis son investiture mi-mai, Emilie mène campagne: affichage, tractage, réunions d'appartement, marchés, une réunion publique aux Sabletttes et de nombreuses rencontres avec des chefs d'entreprise ou des associations, comme Univers-cité. Elle a en effet fait un beau score à la cité Berthe. « Nous apprenons en faisant », dit-elle. Confrontée à la logistique, elle doit vérifier que les bulletins de vote soient bien dans les mairies, gérer son agenda… Emilie est enseignante, étudiante, candidate EM et mère d'une petite fille de 12 ans. Comment fait-elle pour concilier toutes ces vies ? « C'est une question d'organisation, » répond-elle simplement.

Se rassembler le plus possible


Emilie ne s'attendait pas à ce score au premier tour. « Nous sommes portés par Macron et la dynamique de La République En Marche », concède-t-elle. Depuis, elle a fait la couverture de Var Matin tous les jours et est passée sur France 3 et TF1. « Mais rien n'est gagné car l'abstention est le premier parti. Il faut rassembler toutes les énergies, toutes les valeurs républicaines pour pouvoir avancer : ne pas attaquer les autres, être positif et dans le dialogue, ouvert à la discussion. » Emilie salue à ce propos la démarche républicaine de Jean-Sébastien Vialatte qui a appelé à voter pour elle. Elle est également soutenue par le maire de Bandol Jean-Paul Joseph, par celui de La Seyne Marc Vuillemot, par Arthur Paecht et même par Jean-Pierre Colin qui l'a tout d'abord attaquée à tort en lui faisant ainsi un beau coup de pub.

« Enfin ! »


Quand Emilie fait les marchés, les Français lui disent qu'ils n'en peuvent plus et qu'ils souhaitent donner les pleins pouvoirs à Macron pour qu'il ait les moyens de gouverner et la légitimité pour agir. Pour la première fois, il y aura un nombre considérable de femmes et de jeunes à l'Assemblée nationale. « Cela va nous changer et changer la manière de travailler ensemble. Nous aurons enfin un hémicycle qui nous ressemble. »

Si élue, Emilie ne choisira pas, contrairement à ce que l'on pourrait penser de la part d'une enseignante, la commission des affaires culturelles et de l'éducation. « Les femmes sont souvent cantonnées à l'éducation et à la culture. Par ailleurs, je suis tellement passionnée par la loi que je trouverais décourageant de voter des lois qui ne seront pas appliquées car les professeurs sont des rebelles. » Emilie va donc là où on ne l'attend pas. Parce que la mer et les ports sont si présents dans sa circonscription, elle choisira la commission de la défense nationale, qui était celle de Philippe Vitel.

Enfin, interrogée sur sa loyauté vis-à-vis de La République En Marche, Emilie répond qu'elle prendra ses responsabilités si elle le juge nécessaire « Tout comme lui l'a fait. »

, le 15 juin 2017