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Le 7. mars 2015 à 17h00

Six Fours exposition Dominique Sagnard & Marc da Costa au Cap Nègre : Un aigle à deux têtes et quatre mains

Dieu sait si, à la Batterie du Cap Nègre, nous avons eu des expositions éclectiques et diverses, passionnantes, magnifiques... Mais il y a fort longtemps qu'une expo a atteint un si haut degré de beauté et de perfection.

C'est un homme, Marc da Costa, une femme, Dominique Sagnard. Deux têtes qui se sont rapprochées pour travailler à quatre mains. Deux talents venus de leur Beaujolais pour nous offrir des oeuvres qui, dans ce lieu extraordinaire, deviennent encore plus magiques.
Ils travaillent sur de l'acier oxydé, matière forte et lourde, pour créer des sujets d'une infinie et incroyable légèreté, des sculptures qui ressemblent à de la dentelle, à de fins tissus ajourés, des animaux, des formes mystérieuses qui s'élancent dans les nues, chargées de mystère, de sérénité, en contact direct avec la nature. Car on imagine des algues, du corail, des branches, des arbres.... Des entités fantasmagoriques, mais aussi des formes voluptueuses et sensuelles, des écritures millénaires...

Une technique ancestrale...
Une oeuvre inspirée...


Leur technique est ancestrale puisqu'ils travaillent l'acier à 1.300° découpé au plasma d'arc
C'est du travail d'orfèvre que ce vignerons-forgeron, Vulcain moderne et cette femme éprise de liberté, Ophélie aux mains d'or, nous offrent avec le fer et l'acier, symboles diaboliques qu'ils transforment en oeuvres d'une grande pureté, angéliques et spirituelles.
Un hymne à la nature, avec l'amour du beau, de l'art intégré à la nature et vice versa.
A côté de ces formes entre ombre et lumière, les oeuvres peintes semblent presque anecdotiques mais tout à coup on se trouve devant l'arbre de vie et l'on retrouve encore toute la symbolique de ce pourquoi ces deux êtres étaient faits pour immanquablement se rencontrer : l'amour de l'art à l'état pur.
Il est vrai qu'un soir de vernissage, l'on ne peut guère communiquer avec l'œuvre qu'on découvre. Il faut donc y revenir, seul, dans le silence de ces vieilles pierres, seulement troublé par le ressac des vagues, pour s'en imprégner, entrer dans ce monde inspiré de la nuit des temps et s'amuser à contourner ces formes qui jouent avec la lumière et notre imaginaire.
De la belle oeuvre qui nous donne une émotion rarement atteinte.

, le 07 mars 2015

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