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Le 5. octobre 2009

Sanary Société Fermeture de la crèche des Mini-Pouces à Sanary

Lors du dernier conseil municipal, quelques mamans étaient postées devant la salle polyvalente afin de manifester contre la fermeture de la crèche. La municipalité est revenue sur les conditions de cette fermeture tandis que l’opposition demandait la continuité du service public.

Quelques mamans distribuaient des tracts devant la Salle Polyvalente

Quelques mamans distribuaient des tracts devant la Salle Polyvalente

La crèche des Mini Pouces était gérée par la FOL (Fédération des Œuvres laïques) dans le cadre d'une délégation de Service Publique (DSP). La DSP étant arrivée à terme le 31 décembre 2008, la mairie a fait un nouvel appel à candidature tout en accordant une prolongation temporaire à la FOL jusqu'en avril 2009. Le repreneur est alors l’association « Un petit coin de paradis », présidée par monsieur Jean-Christophe Carret. Le 4 mai, la crèche ferme, le temps que Mr Carret règle le problème du personnel avec la FOL. A partir de ce moment les mamans ont commencé à se regrouper afin de faire entendre leur mécontentement. Finalement la municipalité annonce la fermeture définitive de la crèche à compter du 1 er Septembre 2009 car aucun accord n'a pu aboutir entre les 3 parties. Fanny Mazella, conseillère municipale déléguée à la petite enfance, et Michel Gilliet, directeur du C.C.A.S ont été chargé du reclassement des enfants.

Olivier Thomas demande un référendum


Lors du conseil municipal du 30 septembre, Olivier Thomas (UMP) demande la tenue d’un référendum sur la fermeture de la crèche : « Nous demandons la continuité du service publique et une réouverture de la crèche des Mini Pouces ». Didier Tourancheau s’exprime également sur le sujet : « Nous sommes très choqué de la façon dont le dossier a été géré, notamment par rapport aux parents ». Ferdinand Bernhard est revenu sur le calendrier de cette affaire, et a rappelé également la responsabilité de la Fédération des Œuvres Laïques (FOL), qui n’aurait pas tenu ses promesses vis-à-vis du personnel, le maire ne voulant pas céder « au chantage ».

Les arguments de la municipalité


Ferdinand Bernhard assure avoir rencontré tous les parents, sur les 43 enfants seulement 9 n’ont pas pu être reclassés. Il avance aussi la somme que lui aurait coûté le maintien de la crèche (250.000 euros par an) et le fait qu’1/4 des enfants accueillis à Sanary viennent de communes voisines.

D’autre part, la FOL n’aurait pas tenu ses engagements, en promettant d’abord de reprendre ses employés puis en revenant sur cette promesse, d’où le désistement du repreneur. Enfin Ferdinand Bernhard évoquera à la fin du conseil une somme de contentieux entre les quelques mamans qui manifestent et lui-même, sous-entendant que l’affaire a pris une tournure politique. Il a également justifié que la fermeture n’ait jamais été à l’ordre du jour durant les précédents conseils, persuadé du dénouement positif de cette affaire et des différentes promesses émises par la FOL.

Didier Tourancheau est en désaccord avec l’argument du repreneur (Monsieur Carret) qui découvrirait au dernier moment devoir reprendre les salariés de la FOL : « cette loi existe depuis 32 ans, personne ne la découvre ». Les quelques mamans qui manifestaient devant la salle polyvalente assurent que le maire ne les a jamais reçues, et avancent la difficulté des parents, qui travaillent ou recherchent un emploi, sans cette crèche. Elles remettent en cause les arguments du maire et politisent le débat en distribuant des tracts sur lesquels on peut lire : « désormais, nul n’est à l’abri : celui qui est capable de mettre des bébés à la rue pourrait, demain, face à un nouveau problème, s’en prendre à quiconque, même à nos anciens, aussi fragiles que nos enfants ».

Une affaire pour le moins compliquée


Il est difficile de voir clair dans cette affaire, le maire de Sanary assure avoir multiplié les démarches pour empêcher la fermeture de la crèche (auprès de la FOL, de la CAF, Inspection du travail) tandis que l’opposition désigne la municipalité comme seule responsable, Olivier Thomas en tête. La seule certitude, c’est que la fermeture de la crèche est devenue une affaire politique. Les plus à plaindre sont certainement les salariés de la structure qui devront subir un licenciement économique courant octobre.

Traste, le 05 octobre 2009

Autres photos:

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