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Le 10. octobre 2015 à 21h48

Bandol Politique Marion Maréchal-Le Pen en campagne

Meeting de rue de Marion Maréchal-Le Pen samedi à Bandol pour les élections régionales de décembre.

Marion Maréchal-Le Pen et Marc-Etienne Lansade, « le beau gosse du golfe de Saint-Tropez », comme elle l’appelle.

Marion Maréchal-Le Pen et Marc-Etienne Lansade, « le beau gosse du golfe de Saint-Tropez », comme elle l’appelle.

Douceur d’été indien samedi à Bandol. De nombreux badauds profitent du dernier déstockage d’été et des rayons de soleil tardifs. Les marchands de glaces sont pris d’assaut et les terrasses des cafés bondées, mais, devant la mairie, les présents sont venus écouter la candidate du Front national aux élections régionales.

Bon timing


Bandol a-t-elle été choisie au hasard par Marion Maréchal-Le Pen? Des élections municipales y sont imminentes suite à la démission du conseil municipal. Le médecin Muriel Fiol, forte des 41% obtenus par le FN aux élections départementales, s’apprête à inaugurer sa permanence de campagne. « Il y a un ras-le-bol de ce qui se passe au niveau national et à Bandol depuis 20 ans. La politique y est consanguine. Nous, nous n’avons pas de conseillers municipaux. Nous sommes tous neufs. »

« A jamais idéalistes ! »


Les membres du FN de la Jeunesse Var sont venus en T-shirts bleu marine arborant le slogan « A jamais idéalistes ! » Depuis un an et demi, Aline Bertrand, conseillère municipale de Toulon de 29 ans, a implanté dans le Var des structures territoriales regroupant quelque trois cents étudiants, jeunes travailleurs et chômeurs. Elle justifie la présence de ces derniers : « Nous reflétons la société... »

« Directeur de choc et de combat »


Laurent Lopez, ancien conseiller général de Brignoles et responsable de la Fédération du Var, chauffe la place et incite les présents à prendre des drapeaux. Prennent d’abord la parole les « hommes forts » du FN dans le département : Frédéric Boccaletti, conseiller municipal de Six-Fours et directeur de campagne de Marion Maréchal-Le Pen, comme il avait été celui de son grand-père. « Directeur de choc et de combat », ainsi que le définit Laurent Lopez, il rend hommage au maire de Bandol qui n’a pas interdit ce meeting de rue.

« Le plus jeune sénateur-maire de France »


Prennent ensuite la parole « le beau gosse du golfe de Saint-Tropez », comme l’appelle la candidate, Marc-Etienne Lansade, maire de Cogolin et tête de liste du Var, puis David Rachline, sénateur-maire de Fréjus. Il est venu défendre son bilan: la crèche provençale restera à la mairie. « Nous aidons les associations qui le méritent véritablement, mais pas celles qui participent à la fumeuse politique de la ville ». Pas question par exemple d’aider des cours de langue pour les étrangers ou de cautionner la construction d’une mosquée. Côté sécurité, tolérance zéro face à « la montée de la délinquance ». Oui donc aux gilets pare-balles de la police municipale et à la création de nouvelles brigades. Et, surtout, « pas un centime consacré aux migrants ! »

Tous contre nous


Selon un procédé cher à son grand-père, elle pose son parti en victime en énumérant les prises à partie de ses collaborateurs, Frédéric Boccaletti et Amaury Navarranne du 05, présent lui aussi à ses côtés, par des « fumeurs de bédo au RSA ». Elle englobe dans cette victimisation le lynchage médiatique de Nadine Morano (« Le général De Gaulle serait désinvesti des Républicains »), ainsi que celui de la présentatrice du Grand Journal de Canal Plus, Maïtena Biraben, parlant du discours FN comme d’un discours « de vérité ».

« A la veille d’un basculement historique »


C’est le thème repris et décliné par Marion Maréchal-Le Pen quand elle prend la parole. Elle s’indigne de l’exploitation médiatique de la photo de l’enfant échoué sur la plage. Le nombre de réfugiés que l’on demande aux pays européens d’accueillir serait selon elle mensonger car il ne prend pas en compte le regroupement familial ni la libre circulation au sein de l’espace Schengen. « Ce sont en majorité des hommes en âge de travailler et une grande partie ne sont ni réfugiés ni Syriens. »

Le futur dira si ces arguments ont fait mouche avec les électeurs bandolais.

, le 10 octobre 2015

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