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Le 12. juin 2012 à 18h30

Six Fours Legislative Ladislas Polski entend profiter de la dynamique pour le second tour

Arrivé en seconde position avec 27,27% des voix, le candidat de la majorité présidentielle aborde ce second tour avec optimisme, et assure que la victoire est possible.

Ladislas Polski, candidat de la majorité présidentielle pour ce second tour dimanche.

Ladislas Polski, candidat de la majorité présidentielle pour ce second tour dimanche.

Cela faisait bien longtemps qu'un candidat de la gauche sur cette circonscription n'était pas arrivé au second tour, en soi un vrai tournant. Malgré sa candidature tardive, ce médecin originaire de Nice a su drainer autour de lui les différentes composantes de la gauche et apaiser une situation quelque peu compliquée localement au niveau du parti socialiste. Il s'est également appuyé sur son suppléant Marc Vuillemot, maire de la Seyne, qui a mené pleinement la campagne, pour preuve le très bon score obtenu dans cette ville qui lui permet même d'être devant Jean-Sébastien Vialatte.
L'écart qui sépare le candidat chevènementiste Ladislas Polski (PS-MRC) au député sortant s'élève à quelques 4.000 voix. Rien d'insurmontable selon ce dernier: "on va déjà bénéficier du report des voix du Front de gauche qui est derrière nous. Mais outre l'aspect arithmétique qui montre que c'est largement possible de l'emporter, c'est surtout une histoire de dynamique qui va donner un caractère exponentiel. J'ai doublé le score de mon prédécesseur, on a fait près de 8% de plus que le score de François Hollande sur la circonscription, je pense qu'on a toutes les chances de notre côté pour gagner. Et on ressent surtout un vrai enthousiasme, un réel besoin de changement pour les administrés de la circonscription".
Au passage il souligne être le candidat de la gauche mais aussi de "l'ensemble des républicains". Il évoqua également Arthur Paecht: "on s'est vu pour évoquer les questions de santé, Marc Vuillemot a d'ailleurs rendez-vous ce mercredi au ministère de la santé à Paris pour réouvrir le dossier de la maternité. Concernant Arthur Paecht, je veux revenir aussi sur la campagne qu'a mené contre lui le député sortant: il n'a cessé de sabrer son bilan et d'ironiser sur son âge, notamment lors d'un débat entre tous les candidats au siège de Var Matin où il s'est amusé de sa prétendue surdité, c'est indigne". Mais le candidat dit aussi "ne pas se préoccuper des petits ralliements des uns et des autres. Il faut une majorité à l'Assemblée nationale, c'est cela le plus important".
Dans ce second tour, il poursuit son travail sur les deux axes forts de sa campagne. D'abord les questions de santé sur ce territoire: "il s'agit de l'avenir de l'hôpital public, d'une offre de soin égalitaire. Il y a le problème des dépassements d'honoraires: on sait que certains ne peuvent plus se soigner. Or ce qui protège les citoyens c'est bien l'hôpital public ou les cliniques mutualistes comme Malartic. Je travaille déjà sur ces questions de santé au conseil régional, et cela sera une priorité si je suis élu".
Il y est aussi question du redressement du pays au travers de la "réorientation du traité européen. Il ne faut pas une politique d'austérité mais réduire le déficit par la croissance et l'emploi". Le candidat insiste: "mon objectif est de rassembler". D'ailleurs il avait voté contre lors du référendum sur le traité européen: "mais cela est du passé, il faut regarder vers l'avenir et ne pas se laisser imposer cette politique d'austérité. C'est tout le sens de la volonté de François Hollande, mais il faut pour cela une majorité de gauche à l'assemblée".
Pour ces derniers jours avant le second tour, Ladislas Polski poursuivra sa campagne de terrain: "nous sommes tous les matins sur les marchés, devant les écoles, au contact des citoyens. Il n'y aura pas de grande réunion, mais un apéritif convivial jeudi à 18 heures devant la maison du patrimoine à la Seyne. On veut rassembler les gens qui se sont mobilisés et tous les citoyens qui nous soutiennent".
Et si le candidat est élu, il nous disait: "de toute évidence je m'installerai ici, mais mon mandat de conseiller régional me fait déjà pas mal bouger, j'ai donc l'habitude, et je rappelle que le rôle d'un député est de faire remonter les besoins de son territoire pour faire émerger des lois".

D.D, le 12 juin 2012