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Le 10. décembre 2013 à 20h03

Sanary Elections municipales Réunion publique des forces de gauche

Une soixantaine de personnes est venue saluer samedi à la Médiathèque de Sanary les retrouvailles de la famille de gauche de Jean-Pierre Meyer, Roger Servières et Jacques Bertolucci, même si leurs méthodes divergent encore.

Jacques Bertolucci, Jean-Pierre Meyer et  Roger Servières.

Jacques Bertolucci, Jean-Pierre Meyer et Roger Servières.

Jean-Pierre Meyer (PCF), tête de liste des Forces de gauche, avait annoncé sa candidature pour les municipales le 14 septembre. Il s’agissait déjà samedi de la 8ème rencontre avec la population pour présenter les grands axes du programme et inviter les intéressés à s’associer à la liste électorale, voire à contribuer concrètement à la campagne.

« Réconcilier le peuple avec la politique »


Le premier objectif de cette réunion était de resserrer des liens distendus entre les citoyens et la politique.
Jean-Pierre Meyer souhaite favoriser la démocratie de proximité, participative et « redonner du sens à la démocratie ». Pour lui, l’objectif n’est pas uniquement à court terme pour les élections municipales. Il faut également travailler l’entre-deux élections et tisser un fil conducteur. C’est donc pour « créer les conditions d’échange et de discussion » que les Sanaryens étaient conviés à la réunion de samedi à la Médiathèque.

« On revient de loin »


Jean-Pierre Meyer (PCF), Roger Servières (EE Les Verts) et Jacques Bertolucci (PS) ont réussi le pari de se rassembler avec une tête de liste communiste. Jean-Pierre Meyer rappelle que ce rassemblement intervient au terme d’un long parcours chaotique. Aux dernières élections municipales, il n’avait pas voulu faire partie d'une « coalition hétéroclite verts/PS/UMP" présentée sous les couleurs de l’UMP et avait concocté sa propre liste en l’espace d’une semaine. Celle-ci avait toutefois obtenu près de 8% des voix, « ce qui est largement supérieur à l’influence du PCF à Sanary ».

Rassemblement local


Il prend soin de souligner qu’il ne s’agit pas d'une liste de « gauche unie », mais bien d’un rassemblement de personnes de trois organisations politiques. Pas d’union car, dans le contexte actuel, les points sur lesquels il y a désaccord existent: « On ne se les envoie pas à la figure, mais on ne les nie pas. On ne va pas faire semblant. Sachons en parler, mais, quand chacun y met du sien, on peut se retrouver sur des objectifs. La gauche n’a aucun intérêt ni à se déchirer ni à faire croire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. En cette période compliquée, la situation générale est insatisfaisante. Il y a certes des rancœurs, présentes chez tous », mais Jean-Pierre Meyer veut contribuer concrètement à la politique locale.
L’objectif que partagent les trois partis est avant tout éthique: travailler à l’intérêt public dans le cadre du désintéressement personnel, sans viser une carrière politique. Ils se rassemblent également sur des valeurs communes : humanistes, sociales et environnementales.

Dissonances


Quand Jean-Pierre Meyer disait que, malgré leurs objectifs et leurs valeurs communes, les chemins pour y arriver étaient différents, il ne croyait pas si bien dire. Malgré leur refus proclamé d'entrer dans des querelles de personnes, Roger Servières (EE Les verts) a ouvert la danse en évoquant les bons points de la gestion de Ferdinand Bernhard (tri sélectif, transports collectifs, Agenda 21), mais également ses « mauvaises habitudes et ses atteintes à la démocratie », allusion faite aux différentes plaintes déposées contre le maire en exercice.
Le socialiste Jacques Bertolucci est ensuite entré en scène en citant Brecht : « Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu ». Estimant le vote de gauche à 30% à Sanary, il veut y croire et propose un « électrochoc ».
Après avoir cité la longue liste des affaires en cours, il déclarait : « le risque judiciaire pour le maire sortant est limité. Le risque politique est en revanche plus important ». Jacques Bertolucci souhaitait donc sensibiliser l’électorat avant les élections en proposant une stratégie offensive: « Je crois dans le courage et dans les actes ».
Cette incitation à l’action directe dans une réunion électorale a pris de court ses colistiers : « Elle était hors cadre, ce n’était pas le lieu », a fait remarquer Jean-Pierre Meyer.

, le 10 décembre 2013

Autres photos:

Monique Mermoz, tête de liste d'Europe écologie aux dernières élections cantonales, ayant remporté 10,29% des suffrages. Jacques Bertolucci l’a remerciée publiquement de sa présence samedi.
Monique Mermoz, tête de liste d'Europe écologie aux dernières élections cantonales, ayant remporté 10,29% des suffrages. Jacques Bertolucci l’a remerciée publiquement de sa présence samedi.