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Le 7. mars 2016 à 23h54

La Seyne Vie de la cité Le Comité de Coordination des Ports du Var s’est réuni pour faire entendre sa voix

Ce lundi à la base nautique des Sablettes a eu lieu la réunion du Comité de Coordination des Ports du Var. Mené par Jacques Savelli, le groupement a décidé des actions à poursuivre après l’annonce de la nouvelle taxe foncière exigée par l’Etat.

Les membres du Comité de Coordination se sont réunis au sein de la base nautique des Sablettes.

Les membres du Comité de Coordination se sont réunis au sein de la base nautique des Sablettes.

Le Comité de Coordination des CLUPIPP* des Ports du Var (CCCPV) a été créé en novembre 2015. Le CCCPV rassemble les ports gérés par Port Toulon Provence (PTP) : le Brusc, Saint Elme, la Madrague, la Tour Fondue, Porquerolles et le Lazaret (la Petite Mer, le Manteau, Balaguier). Lors de la réunion tenue ce lundi à la base nautique des Sablettes, le rassemblement a souhaité s’exprimer d’une seule voix. Le CCCPV est né après l’annonce par l’Etat d’une nouvelle taxe foncière.

Plus de 50% d’augmentation sur deux ans


« La taxe créée par l’Etat a augmenté de 10% puis de 17%. Son effet rétroactif s’applique sur deux ans », explique le représentant du port du Brusc Jacques Savelli. Et de reprendre : « En 2016 on va payer un impôt avec une augmentation représentant 54% sur deux ans ». « Notre crainte repose sur les tarifs à payer en 2017 car l’augmentation est pérenne », ajoute Jacques Savelli. La gestion de cet impôt dépend de PTP qui le répercute sur les ports directement. Les tarifs de cette taxe sont imposés à l’avance et bâtis sur de l’hypothétique. Les usagers veulent que le calcul de la tarification pour 2017 soit fait sur la base de l’année 2014.

Prendre en compte les spécificités de chaque port ?


« Il existe des disparités entre les ports comme les places disponibles », éclaire Jacques Savelli. Et de continuer : « Chaque port doit être regardé de manière autonome. On ne peut pas les mettre sur un même pied d’égalité ». L’impôt devrait être réparti en fonction des spécificités de chacun. Pour contrer cette gestion contestée de PTP, la ville de la Seyne voudrait récupérer le port. « On souhaite un conseil portuaire de proximité pour participer. La gestion municipale serait idéale », s’exprime Robert Capobianco représentant du port du Lazaret.

Une disparition de la petite plaisance ?


« Nous sommes pour les aménagements portuaires mais contre la confiscation de la plaisance modeste », avance Jacques Savelli. Avec la taxe jugée inéquitable, un petit bateau devra payer autant qu’un yacht. « On a envie que notre région vive. Si un port est animé il fait vivre le petit commerce », renseigne le représentant du port du Brusc. L’évolution des coûts de l’emplacement ne permet plus une animation permanente sur les ports. Pour le Comité de coordination : « On tue la petite plaisance ! » Le CCCPV a la volonté d’être un acteur. Sa présence permettrait d’avaliser certains projets. Jacques Savelli de conclure : « Nous ne voulons pas rentrer dans un cadre procédural pour sauver nos ports ».

, le 07 mars 2016

*CLUPIPP: Comité Local des Usagers Permanents des Installations Portuaires de Plaisance.