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Le 13. décembre 2014 à 19h56

Sanary culture et traditions La crèche "municipale" inaugurée à Sanary

On le sait, la crèche a été au cœur d'une polémique soulevée par les libres penseurs... Polémique qui a suscité des colères dont celle du maire de Sanary, Ferdinand Bernhard.
A tel point, nous a-t-il dit, qu'il avait décidé qu'il y aurait une crèche municipale en 2015.

Mais la nuit portant conseil, le lendemain de sa colère, il décidait qu'elle se ferait en 2014 et dans la mairie afin de lutter contre la récupération de certains extrémistes.
Il faut croire qu'il n'était pas le seul à avoir eu cette pensée, puisque, aussitôt exprimée, deux Sanaryens, Mme Jourdan et M Gilibert, sont venus lui proposer de prêter leurs magnifiques santons !
Du coup, ce fut un moment de folie dans les rangs mais très vite les choses purent se faire grâce à une belle équipe mairie : Serge Loigne, Michel Giraudi, Chantal Ognibene, Paul Layolo qui a conçu le décor végétal et même Elvis, le Séminariste de la Paroisse est venue prêter main forte !
Ainsi trône dans le hall de la mairie cette belle crèche qui a été inaugurée ce samedi 13 décembre, devant un public venu nombreux, se pressant pour la découvrir et l'admirer et en présence de Laetitia Quilici, première adjointe de la mairie de Bandol, de Jean-Sébastien Vialatte, député-maire de Six-Fours, de nombreux élus sanaryens et du père José Andrade, curé de l'Eglise St Nazaire qui devait bénir cette première crèche.

Laïcité et traditions


"La naissance de Jésus est un élément historique factuel important de notre vie de tous les jours - devait dire Ferdinand Bernhard - dans le rythme, dans notre culture, nos traditions et la vie religieuse d'un grand nombre.
La laïcité c'est d'abord le respect des croyances, c'est ne rien imposer aux uns et aux autres, surtout quand il sont chez eux, dans leur commune ou dans leur pays. La laïcité est positive, respectueuse, c'est une éthique de vie".
Il répéta également que certains rêvaient de voir la croix du clocher supprimée : "Non seulement nous ne le ferons pas mais en plus, nous l'éclairerons !"
Il devait aussi préciser qu' au moment où les Français avaient beaucoup d'inquiétude entre la crise et leurs soucis il l'avaient aussi du risque de la perte de leur identité.
"Nous, à Sanary, nous essayons de trouver toujours le dénominateur commun. Nous allons toujours vers ceux qui ont l'esprit et le cœur ouverts. Ce qui nous rassemble est plus important que ce qui nous divise."

Une ville ouverte à toutes les religions


Il devait aussi préciser qu'il ne pourrait être critiqué pour financer une crèche avec les fonds publics, puisque les santons ont été prêtés à la Mairie !
Il énuméra également toutes les fêtes importantes célébrées à Sanary comme la Saint Pierre, fête des Pêcheurs, la Sainte Barbe, aux côtés des pompiers, rappelant que le Théâtre Galli avait été offert à la commune par le Chanoine Galli, qui fut curé de Sanary... Dans ce cas, fallait-il le rendre à l'Eglise ou le fermer ?
Il souligna aussi que la ville était ouverte à toutes les religions et que lorsqu'il y était invité, il ne refusait jamais d'aller vers elles.
Et puis, comme chacun des discours du Maire est toujours plein d'humour, même dans les moments plus dramatiques, il nous expliqua :
"Si l'on continue dans cette voie, rappelez-vous que Sanary en Provençal, signifie Saint Nazaire. Certains voudraient qu'on supprime "Saint". Nous aurions une ville qui s'appellerait Nari... De quoi quand même être gênés au pays de la pétanque !"
Cette bénédiction était donc un geste de paix et de fraternité que tout le monde a entendu.
Après une procession très mélangée, pour découvrir la crèche, tout le monde se retrouvait autour d'un verre de vin chaud, sur fond musical de jazz.

, le 13 décembre 2014

Autres photos:

Ferdinand Bernhard, maire de Sanary Le Père José Andrade