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Le 15. janvier 2010 à 13h15

Six Fours Environnement La municipalité prend des dispositions contre le charançon

De nombreuses villes du département sont confrontées au problème du charançon rouge. La commune de Six-Fours a pris des dispositions, notamment en accordant aux particuliers une aide de 50%, plafonnée à 400 € pour « l’élimination du ravageur ». La majeure partie des palmiers de la ville dits « Phœnix » sont attaqués par l'insecte.

Hélène Rouquette et Geneviève Briffaz

Hélène Rouquette et Geneviève Briffaz

Sur 163 Phoenix « remarquables » sur le domaine communal, 12 ont été abattus jusqu’à aujourd’hui. D’ailleurs Hélène Rouquette (directrice du service environnement) tient à rétablir quelques vérités : « nous n’avons plus importé de Phoenix depuis près de 5 ans. Les dernières plantations n’ont été que des déplacements ». Ce n’est pas un problème simple, et comme nous l’expliquent Geneviève Briffaz (adjointe déléguée à l’environnement) et Hélène Rouquette, « la solution miracle » n’existe toujours pas pour éradiquer le charançon. Et les communes doivent se débrouiller car il n’existe aucune directive au niveau national. Mais la ville de Six-Fours s’est grandement impliquée, et le service environnement a fait preuve d’abnégation.

Des solutions expérimentales


Après l’exploration de plusieurs pistes pour tenter de sauver les palmiers, le service environnement s’est orienté vers « le curage mécanique », déjà expérimenté en Espagne, et qui offre une alternative à l’abattage du palmier si l’arbre n’est pas totalement infecté par le charançon. Cette technique permet de couper la partie atteinte tout en laissant la possibilité au palmier de reprendre sa croissance. Toutefois, il s’agit d’une expérimentation, sans garantie totale, dans la mesure où il n’existe actuellement pas d’étude avec des conclusions fermes sur le sujet. Mais Geneviève Briffaz nous dit « de toute manière il faut faire quelque chose, nous voulons éviter l’abattage systématique ». Il sera possible de tirer un premier bilan de cette technique durant l’été.

Des aides aux particuliers


Enfin Six-Fours est une des rares municipalités du département à apporter une aide financière aux particuliers pour sauver leurs palmiers. En effet, l’arrêté du 18 décembre spécifie que « la commune accordera aux particuliers une participation financière sur présentation de facture à raison de 50% du coût de l’élimination du ravageur, plafonné à 400 € TTC par palmier ». Outre ces dispositions, la municipalité devrait également subventionner le « groupement d’intérêt économique (GIE) Santé des Plantes Ornementales » afin de l’aider dans « la recherche de moyens de lutte biologique contre les ravageurs », sous réserve de sa validation au prochain conseil municipal.

Rappel des faits concernant
le charançon rouge à Six-Fours


Le charançon est découvert à Six-Fours en 2007. Entre 2007 et 2008, la municipalité a pris en charge l’abattage de 37 palmiers sur des terrains privés. Mais, au printemps 2009, « c’est l’explosion, avec un afflux de demandes estimé à 200 personnes », raconte Hélène Rouquette. Les agents du service environnement ne pouvant répondre favorablement à toutes les demandes, et le coût s’avérant trop important, il est décidé qu’une entreprise extérieure s’en chargerait. Après l’exploration de plusieurs pistes, le maire signe un arrêté en décembre dernier aux termes duquel la municipalité offre une aide aux particuliers et encourage l’adoption du « curage mécanique ». Concernant les Phoenix appartenant à la commune, les agents ont bénéficié d’une formation pour appliquer cette technique et éviter ainsi l’abattage systématique.

Il faut contacter le
service environnement


L’arrêté du 18 décembre signale que « tout palmier suspecté d’être infesté par le charançon Rhynchophorus ferrugineus doit faire l’objet d’un signalement immédiat par le propriétaire ou l’occupant du terrain sur lequel est situé l’arbre ». Les particuliers doivent informer le service environnement et récupérer un dossier leur précisant la marche à suivre pour bénéficier du remboursement prévu. Une liste d’entreprise « formée au curage mécanique » est jointe au dossier. L’entreprise choisie sera tenue de remplir une « attestation sur l’honneur de réalisation de travaux ».

Cette procédure devrait freiner la prolifération du ravageur et d’éviter surtout une politique d’abattage systématique. Elle permettra aussi de sensibiliser les propriétaires sur l’intérêt de suivre les recommandations, tel que la destruction des palmes par incinération , de préférence sur place. Car le service environnement a eu le loisir de découvrir dernièrement des dépôts sauvages sur le parking de Pépiole ou du côté du Mai, la preuve que certaines entreprises ou particuliers ont agi avec un vrai cynisme. D’autre part l’arrêté du 18 décembre stipule que « la déchetterie municipale, pour raisons sanitaires, ne pourra pas accepter de déchets contaminés ou traités chimiquement ».

Si ces mesures sont respectées, il est possible d’espérer freiner la prolifération du charançon, sachant qu’actuellement seuls les Phœnix sont touchés.

Traste, le 15 janvier 2010

Autres photos:

Impasse des Palmiers Les agents de la ville ont été formés pour "le curage mécanique" Les palmes doivent être incinérées de préférence sur place L'abattage est la solution ultime.
Impasse des Palmiers