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Le 16. octobre 2018 à 07h30

Six Fours Histoire L'histoire de toutes les familles françaises

A travers le destin de quelques familles, une impressionnante exposition retrace comment les Six-Fournais ont vécu la Grande Guerre. A voir absolument à la Batterie du Cap nègre jusqu'au 18 novembre.

Les gueules cassées de l'artiste Pierre Pellizon

Les gueules cassées de l'artiste Pierre Pellizon

Depuis longtemps, l'élu aux anciens combattants Denis Perrier désirait monter une exposition sur les Poilus de Six-Fours avec ses amis Claude Majastre et Jacqueline Viollet-Repetto. Cela leur a pris 4 ans, avec l'aide précieuse de Gilles Breil au service communication de Six-Fours et de plusieurs associations : le Groupe Military Conservation (GMC), Histoire Patrimoine Seynois (HPS), l'Association philatélique des Baies du soleil, les Amis du patrimoine de Six-Fours et de ses environs de Serge Sappino, le Foyer Pierre Singal de Sanary et le Comité de coordination des associations des anciens combattants d'Alain Trillat. A l'arrivée, 24 panneaux, dont plusieurs sur la famille Ferraud, et des objets exposés pour la première fois : armes, instruments de musique, artisanat des tranchées et une œuvre saisissante sur les gueules cassées de l'artiste Pierre Pellizon.

Témoignages


Le succès est au rendez-vous. Le week-end, rien que l'après-midi, ils sont 200 à franchir la porte de la Batterie du Cap nègre. Dimanche 7 octobre, ils étaient 300. La gardienne de la Batterie Marie-Michèle Ribeirix confie que l'exposition donne lieu à un moment d'échange. « Les gens dont les familles sont représentées sortent avec les larmes aux yeux et ont besoin de parler. » Tel visiteur s'occupait de l'ossuaire de Verdun en 1916 et s'y rend chaque février depuis pour la commémoration. On vient de retrouver les ossements de l'arrière-grand-père de tel autre à Verdun et l'on va pouvoir enfin mettre un corps sous la plaque qui l'honorait à Toulon. L'exposition attire toutes les générations : les Six-Fournais dont les familles sont représentées, mais pas que. Une mère explique à ses deux enfants de deux et trois ans ce qu'est le morse. Les Résidences autonomie viendront après les vacances.  

Un panel en écho avec les cours d'histoire


Pour l'instant, c'est le tour des scolaires et en particulier des classes de 3ème et de CM2, dont c'est le programme. Mireille Vercellino, professeur d'histoire de l'externat Saint Joseph La Cordeille, est enthousiaste. « C'est une exposition passionnante car elle rend compte de toutes les situations possibles : les exécutés, les portés disparus, ceux qui s'en sont sortis et sont morts à 90 ans, ceux qui étaient sur le front occidental et ont été ensuite envoyés sur le front oriental et ceux qui sont morts dans les trois grosses batailles (Verdun, la Marne, la Somme). » Elle prépare un questionnaire pour guider ses élèves. « Ils vont adorer les armes, les casques et l'artisanat des tranchées ! »

L'exposition est assortie de deux conférences à 15h à la salle Daudet : jeudi 25 octobre, « L'effort des femmes varoises pendant la guerre - L'exemple des Pirotines de l'Arsenal de Toulon », et une sur le Monument aux morts mardi 6 novembre. Deux projections gratuites au Six N'Etoiles sont offertes par la municipalité : « Abouma », un film d'animation sur un petit Africain qui part à la recherche de son frère, et « Au revoir là-haut » d'Albert Dupontel (2017) sur les gueules cassées.

, le 16 octobre 2018

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Autres photos:

La gardienne de la Batterie Marie Michèle Ribeirix