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Le 11. février 2010 à 08h30

Sanary Culture Victor Koulbak et la pointe d’argent

Jusqu’au 18 février, 50 digigraphies de Victor Koulbak sont exposées à la Galerie Barthélemy de Don. Cet artiste contemporain offre un travail saisissant, au travers de portraits d’êtres humains ou d’animaux réalisés à la pointe d’argent.

Leonide Korabelnikov a édité les digigraphies

Leonide Korabelnikov a édité les digigraphies

Leonide Korabelnikov a édité ces digigrapahies. Il nous explique qu’il s’agit d’un procédé de production ou de reproduction d’œuvre d’art. Les digigraphies sont des tirages limités, numérotés et signés de la main de l’artiste. Ici, Victor Koulbak a retravaillé ces digigraphies afin que les rendus soient totalement fidèles aux originaux. L’exposition présente 50 de ces dessins digigraphés, sur les 217 que compte le catalogue. Leonide Korabelnikov et Victor Koulbak travaillent sur ce projet depuis un an et demi. Ce dernier nous raconte « avoir été bluffé par la digigraphie ». Ici le tirage est limité à 50 exemplaires.

Une exposition déroutante


Victor Koulbak dessine à la pointe d’argent. Cette technique ancienne s’était répandue en Europe au quatorzième siècle, pour disparaître progressivement. Ce procédé demande une grande maîtrise et permet le dépôt de fines particules de métal brillant qui s’oxydent lentement.
Né en 1946 en Russie, Victor Koulbak y a étudié les beaux-arts. En 1975, il quitte la Russie pour Vienne puis la Suède. Il s’installera ensuite à Paris. Aujourd’hui ses œuvres sont exposées dans de nombreuses places dans le monde comme Londres ou New York. Ses dessins sont déroutants, de par la qualité du trait, les couleurs discrètes et l’impression de vie dégagée par ces portraits. A se demander qui regarde qui. Être humain, animal ou fleurs: on ressent un respect profond de la vie, où chaque dessin serait un recensement des trésors que recèlent notre monde et qu'il conviendrait de préserver. Dans ses oeuvres, aucun artifice, aucune envie d’alpaguer le public ou d’attirer l’œil: juste une invitation à la méditation, à l’observation. La maîtrise de son art est une évidence et la beauté de ces divers portraits n’a vraiment pas d’égal. « Chacun de mes dessins, dit Victor Koulbak, est une invite à en jouir amoureusement, et à les protéger», relate Léonide Korabelnikov. Ici, le temps s’est arrêté, comme si l’artiste avait voulu revenir à l’essence de son art, la capture du monde, loin de toute l’agitation des divers courants picturaux. Une exposition à découvrir, jusqu’au 18 février, tous les jours (sauf le lundi) de 10 à 12h et de 14 à 18h.

Traste, le 11 février 2010

Autres photos:

Galerie Barthélémy de Don
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