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Le 24. avril 2014 à 12h48

Sanary Conseil Municipal Ferdinand Bernhard, en chef de meute

L’ordre du jour du Conseil Municipal était encore bien chargé, avec les résultats et la présentation des budgets primitifs. Le maire a ainsi justifié de manière convaincante sa bonne gestion. Il y eu bien quelques accrochages avec les membres de l’opposition, mais il était décidé à mettre de l’ordre dans la meute.

Voici encore un conseil municipal qui a duré près de 3 heures. Il est vrai que l’ordre du jour était chargé, avec l’analyse des comptes et budgets, des questions sur l’urbanisme, les marchés publics avec des élections, de la gestion du personnel, de l’environnement, de l’éducation, les subventions des associations et de la gestion courante, avec les remboursements des frais des élus, la mise à disposition de véhicules et de cartes de stationnement. C’est sur ces derniers points que les accrochages furent les plus virulents.

La ville se désendette


Camille Pellegrin et Philippe Collignon ont de nouveau présenté le détail des comptes de la ville, sachant que ceux-ci sont conformes à ceux fournis à l’administration fiscale. Les résultats consolidés font état d’un excédent de 3572 K€. Les emprunts de Sanary représentent actuellement 9,19 années de capacité de remboursement, ce qui est déjà très bas, avec un objectif de les ramener à 8 ans à l’horizon 2017. La ville n’ayant pas budgété de nouvel emprunt en 2014 et malgré la conjoncture et le durcissement de la participation de l’état, cela parait donc tout à fait faisable. Dans les chiffres, il est réaliste de constater que la gestion est excellente, avec par exemple des frais de personnel à 34%, bien inférieurs au taux national et tous les budgets annexes en excédent. La présence d’un ‘gestionnaire des économies’ au sein de l’équipe financière, n’est sans doute pas étrangère à cela. A la fin de l’exposé, Olivier Thomas faisait juste remarquer qu’il n’a eu les chiffres que 5 jours avant le Conseil Municipal. « C’est très court pour tout éplucher », remarquait-il. Philippe Collignon se justifiait ainsi : « Effectivement, les délais sont courts, mais ils sont dictés par les obligations que nous avons vis-à-vis des services de l’état. En janvier, nous avions quand même présenté un compte administratif provisoire très proche du résultat définitif …»
Les budgets primitifs détaillés, faisant état d’un total de 47 millions d’euros (fonctionnement et investissements), confirment la tendance à la prudence et l’économie, avec quelques points remarquables. Philippe Collignon a précisé que l’excédent est affecté à l’investissement et non pas au fonctionnement, avec une dépense par habitant de 515 €, bien supérieure à la moyenne nationale qui est de 329 €. Il a exprimé l’objectif de la mairie de se désendetter de 20 millions d’euros d’ici la fin du mandat.
Sans surprise ces points sur les finances étaient votés avec 5 voix contre (les membres de l’équipe d’Olivier Thomas, David Guis étant absent), sans remarques particulières, ce qui déclenchait l’intervention de Ferdinand Bernhard : « Alors qu’on nous a annoncé l’apocalypse, avec les chiffres que nous montrons aujourd’hui, il n’y a plus de remarques…Devant la réalité des chiffres, le silence s’impose. Aurions-nous vécu une grande période de manipulation et de mensonges ? Ce silence me pèse et me réjouit ». Visiblement sûr de lui et des résultats de son équipe, le maire avait saisi l’occasion pour ‘clouer le bec' à l’opposition, en visant clairement les attaques passées d’Olivier Thomas.

Le jeu du chat et de la souris


Le conseil municipal se déroulait ensuite un peu plus rapidement. Les questions défilaient avec des questions et remarques multiples des différents membres de l’opposition. Ainsi Françoise Tourneur est intervenue, ainsi que Cécilia Papadacci, Colette Gatimel ou encore Didier Olivier Thomas. Si certaines questions étaient constructives, d’autres l’étaient moins, étant plus critiques. Le maire, sûr de son bilan était visiblement dans un état d’esprit ‘batailleur’ et n’avait pas envie de se laisser marcher dessus. Sur la question de Cécilia Papadacci, concernant l’affectation d’un DGS, non pourvu, il se voulait volontairement évasif, ce qui eut pour effet d’énerver visiblement son opposante. Celle-ci nous faisait remarquer que selon son tableau, le poste n’était pas pourvu alors qu’il semblait occupé… Le maire nous confirma en aparté qu’effectivement le poste n’était toujours pas affecté, mais que la fonction était occupée dans cette attente…
Les derniers accrochages eurent lieu autour des points concernant les attributions de véhicules aux élus, de téléphones et de cartes de stationnement. Sur les véhicules de fonction, Colette Gatimel faisait remarquer : « Cette délibération est contraire aux économies que vous avez à faire. Je vous demande de modifier ‘véhicule de fonction’ en ‘véhicule de service’ »
Ferdinand Bernhard répondait du tac au tac : « C’est amusant de me donner des leçons, alors que le soir des élections, un candidat était venu en limousine. Je peux même vous lire un message reçu d’un membre de votre équipe qui me réclamait local, matériel de bureau, carte de parking, frais de documentation et de télécommunication… »

Visiblement, en ce début de mandat, comme un chef de meute, le maire de Sanary avait décidé de mettre son troupeau au pli, surtout chez les opposants…

PH, le 24 avril 2014

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