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Le 18. juin 2015 à 19h32

Sanary Conseil Municipal Un ordre du jour chargé

Il y a eu plus de 40 points à étudier pour le dernier conseil Municipal du printemps. Quelques décisions ont logiquement soulevé des questions de l’opposition, mais on peut noter qu’elles ont été plutôt constructives.

David Guis absent pour le FN, Didier George aussi pour son groupe d’opposition plutôt discret ce mercredi soir, ce sont Olivier Thomas et Cecilia Papadacci qui ont animé les voix de l’opposition, mais le débat est resté cordial et plutôt constructif, même si, avec une certaine ironie, le maire Ferdinand Bernhard l’a lui aussi souligné, toujours aussi précis et connaissant bien ses dossiers. Le premier magistrat de la ville trouve toujours réponse, même quand il s’agit de sujets brûlants, comme les procédures judiciaires dont il fait l’objet. Il a d’ailleurs affirmé que ce n’était pas terminé et que "la roue tournera en sa faveur".
Parmi les points ‘commentés’, on peut citer ceux concernant les avenants aux travaux de réhabilitation, de restructuration du Poste de relevage, celui concernant le tableau des effectifs, ceux concernant les acquisitions et mises en gestion de logements sociaux, la demande de remise gracieuse de pénalités de retard de Taxe locale d’équipement, les changement de tarification des parkings et la mise en place de nouveaux horodateurs . Vous comprendrez pourquoi le conseil a duré plus de 2h30 ! Il a aussi été question de subventions aux associations sportives et aux associations culturelles et du désarmement des policiers.

Avenants aux travaux


A 18h00, le conseil débutait par le point concernant les travaux de réhabilitation sur l’ensemble de la commune.
Chemin des Roches et au Jardin des Oliviers, des travaux non prévus et urgents sont nécessaires pour un montant de 250 000 €. Les travaux du poste de relevage Gallieni et de la station d’épuration de la Cride ont également été abordés. Les travaux avancent plus vite que prévu et la délibération portait sur une tranche de 130 000 € qui aurait du être exécutée après l’été, mais qui pourra être effectuée avant la pause estivale. Olivier Thomas s’étonnait alors que ces deux points n’aient pas fait l’objet d’un appel d’offre. Dans le premier cas, la modification budgétaire serait justifiée par le fait que ces travaux sont réellement consécutifs à des imprévus et dans le second, Jean Brondi parlait alors simplement de décalage, puisque ces travaux auraient dû être faits après les vacances.
Un autre point portait lui aussi sur l’avenant (+113 000€) des travaux de la nouvelle station d’avitaillement, à cause de la nécessité du changement du mode opératoire dû à la configuration sous-terraine du terrain. Olivier Thomas s’étonnait que les études préalables n’aient pu détecter le problème. Patrice Esquoy justifiait alors : « Malgré les études, nous n’avons pu voir le problème et nous avons voulu éviter tout risque… »

Effectifs mouvants ?


Le tableau des effectifs est toujours sujet à controverse. Olivier Thomas s’étonnait que Florence Martinez, compagne du maire, ne soit pas sur l’effectif. Quant à Cécilia Papadacci, elle demandait des précisions sur le poste de DGS pourvu alors que c’est M. Collignon qui l’occupe normalement. Ferdinand Bernhard justifiait alors : « Mme Martinez travaille à la mairie depuis 25 ans et au cabinet du maire depuis 2011. Il n’y a pas de raison d’être surpris. Quant à M. Collignon, j’ai demandé qu’il assure les deux fonctions de DGS à 50-50 entre la ville et la communauté de commune. La mise en place administrative est plus longue que prévue. Je lui ai donc demandé d’assurer le poste de DGS à temps plein à Sud Ste Baume. Une autre personne assure l’intérim pour Sanary. » Les deux opposants ont alors signifié qu’ils ne voulaient pas prendre part au vote, expliquant que pour eux, cette délibération devrait être reportée.

Des baux trop longs ?


La ville achète 13 logements sociaux financés par des baux à construction grâce à des baux emphytéotiques d’une durée de 53 ans. Olivier Thomas s’exprimait alors ainsi : «Nous allons voter pour les acquisitions qui faisaient partie de notre programme aux municipales, mais contre les baux qui sont trop longs. Nous aurions préféré que la commune achète et gère les logements elle-même. » Ce qui fit réagir le maire en ce sens : « Je suis content. Vous commencez à comprendre comment fonctionne les loyers capitalisés. Effectivement, il serait mieux de les gérer nous même, mais cela nous obligerait à emprunter pour les acheter, alors que là ; nous devenons propriétaire sans prendre 1 centime au contribuable. Il est vrai que 60 ans, c’est long, mais rendez-vous compte de tout ce que la commune capitalise. Tout ce que nous faisons maintenant, c’est pour nos enfants. »

Gracieuse la remise ?


L'un des titulaires de bail à construction a signé son bail après la date butoir de la demande de paiement de la TLE (Taxe locale d’Urbanisme). Il a logiquement demandé une annulation de la taxe de retard. Ce point a alors fait réagir Olivier Thomas : « Nous n’avons jamais accordé de remise à des particuliers. Il est anormal que l’on supporte cela pour un promoteur qui a profité d’un bail à construction. » Ferdinand Bernhard répliquait alors : « Il a payé sa TLE. C’est juste qu’il y a un décalage puis qu’il n’avait toujours pas signé le bail… »

Parking : Fini la première heure gratuite !


La première heure de stationnement gratuite dans les parkings, c’est terminé. Avec la mise en application de la loi Hamon qui précise que les stationnements doivent être payés au ¼ d’heure, un nouveau barème a été fixé. Dans celui-ci on apprend que le parking devient payant dès la 16e minute (0.50 € le ¼ d’heure), sauf pour les mamans qui viennent chercher leurs enfants à la sortie des écoles Cousteau et Picotières qui bénéficient d’1/4 heure de plus, ce qui fit réagir immédiatement Olivier Thomas et Cecilia Papadacci : « Vous voulez tuer les commerçants jusqu’au bout, c’est grave», disait le premier. « Les sanaryens ne sont bons qu’à payer plus », ajoutait la seconde. Evidemment, Ferdinand Bernhard leur répondit : « Ceux qui ont écrit cette loi n’ont aucun sens de la réalité et s’il y a quelque chose qui me contrarie, c’est de l’appliquer. Nous avons essayé de prendre en compte de nombreux critères et fait plus de 50 simulations, sachant que nous devons arriver à l’équilibre. Les tarifs ne sont pas figés. Nous verrons dans 6 mois… ».

Horodateurs aux abords des plages


Voici encore un point qui fit réagir l’opposition : afin de favoriser la rotation des véhicules, les stationnements aux abords de la plage de Portissol et le long de la route de Bandol deviennent payants en période estivale. « Nous militons pour la gratuité des stationnements aux abords des plages,.. » dira Olivier Thomas à qui le maire répondra : «  Si on veut continuer à créer des places de parking à Sanary, il faut des recettes. »

Le désarmement des policiers, le casino, les frais d'avocat


Que dire du désarmement des policiers de Sanary? Ce point a déjà fait couler beaucoup d’encre. Olivier Thomas et Cecilia Papadacci ont demandé de remettre ce point à l’ordre du jour, ainsi que celui concernant une nouvelle demande pour le casino et un autre pour les frais d’avocat de Ferdinand Bernhard.
- « Qu’est-ce qui justifie le désarmement des policiers ? Je demande un vote pour les réarmer » demandait Olivier Thomas.
- « L’arme ne résout pas les problèmes mais en crée. La première préoccupation des Sanaryens, c’est le bruit, la vitesse et le stationnement gênant. Pour cela, les policiers n’ont pas besoin d’être armés. » répondit Ferdinand Bernhard
- Où en est-on des poursuites avec le groupe Joa? Quand sera faite une nouvelle demande pour le casino ? demandait ensuite Olivier Thomas
- Ferdinand Bernhard : « Le chiffrage n’est pas fait, mais les frais d’avocats iront à la charge des exploitants du Casino. Les batailles on les perd quand on ne les livre pas, mais en rendant le terrain inconstructible (lors du 1er procès), c’est une fortune que les Sanaryens perdaient, et vous l’avez approuvé ! »
- Olivier Thomas : Qui va supporter les frais d’avocat pour vos procédures ?
- Ferdinand Bernhard : « Sois je les paye moi-même, soit je fais un 'Bernhardthon' (rires). De toute façon, il viendra le temps où je les récupérerai ! »
Pour terminer, le maire remercia tous ceux qui avaient travaillé à la certification de la ville et conclut : « Je sais qu’il y a un corbeau qui demande le retrait de cette certification. Je saurai qui c’est ! »

PH, le 18 juin 2015

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