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Le 19. septembre 2015 à 12h48

Sanary, Ollioules Politique L'appel à soutenir le ras-le-bol des Maires de France a été largement entendu

Le parvis de l'Hôtel de Ville d'Ollioules était noir de monde, ce samedi matin. Si le public était si nombreux à s'y être rassemblé, c'était pour répondre massivement à l'appel lancé par le Maire qui, à l'instar de tous ses collègues de France, toutes tendances confondues, a exprimé son ras-le-bol face aux diminutions récurrentes des aides de l'Etat.

Bien avant le début de la manifestation, la population est venue nombreuse signer la pétition de l'appel du 19 septembre lancé par l'association nationale des Maires de France dénonçant la diminution des aides de l'Etat aux collectivités locales

Bien avant le début de la manifestation, la population est venue nombreuse signer la pétition de l'appel du 19 septembre lancé par l'association nationale des Maires de France dénonçant la diminution des aides de l'Etat aux collectivités locales

Les Ollioulais sont venus en nombre pour dire qu'ils approuvaient la démarche de leur Maire, Robert Bénéventi, qui dénonce depuis de nombreux mois les carences de l'Etat en diminuant de façon conséquente sa dotation globale de fonctionnement, une démarche partagée par l'ensemble de l'association des Maires de France, toutes tendances confondues.

Signatures massives d'une pétition


Bien avant que le Maire ne prenne la parole pour expliquer les raisons de sa colère, nombreux ont été ceux et celles venus signer la pétition de l'appel du 19 septembre. Un certain nombre de Sanaryens avaient, eux aussi, répondu à cet appel lancé par leur Maire, Ferdinand Bernhard, représenté, en tant que conseiller départemental, par Richard Tognetti...

"La commune est un patrimoine en danger"


Entouré de l'ensemble de son conseil municipal (à l'exception des deux élus du PS), Robert Bénéventi dont on connaît le ton toujours mesuré dans ses interventions, n'a pas mâché ses mots pour dénoncer les carences de l'Etats, profitant de la circonstance du jour, pour affirmer que « la commune est un patrimoine en danger ». La suite, ce sera un véritable réquisitoire contre la politique menée par le gouvernement. Extraits :
« à l’instant où je vous parle, dans des dizaines de milliers de communes, partout en France, des dizaines de milliers de femmes et d’hommes sont réunis, comme nous.

Des aides réduites de 30% !


De quoi s’agit-il ? L’Etat a décidé de réduire de 30% les dotations ( les dotations ne sont pas des subventions) jusqu’à maintenant accordées aux communes et intercommunalités pour assurer leurs missions. Quelle institution, même très bien gérée, pourrait survivre à une telle amputation ? Quel budget pourrait résister à un tel choc ? Je vous laisse imaginer ce dont vous devriez vous priver au quotidien, dans votre foyer, si votre budget était réduit dans de telles proportions !

Des difficultés financières très graves


Les collectivités locales, et en premier lieu les communes et leurs intercommunalités, sont massivement confrontées à des difficultés financières d’une gravité exceptionnelle. Dans le cadre du plan d’économies de 50 milliards d’euros décliné sur les années 2015 – 2017, les concours financiers de l’Etat sont en effet appelés à diminuer :
de 11 milliards d’euros progressivement jusqu’en 2017,
soit une baisse cumulée de 28 milliards d’euros sur la période 2014 – 2017.
Si on rapporte cela à notre commune, sachant que le produit fiscal de 2015 est de 6 324 00 euros, cela donne 63 240 euros pour un point d’impôt. La perte pour 2015 étant de 331 000 euros l’équivalent est de plus de 5 points d’impôts.
La perte cumulée étant de 450 000 euros soit plus de 7 points d’impôt. Ce sera pareil en 2016, en 2017… soit plus de 1 100 000 d’euros , plus de 17 points d’impôts

Un impact sur la vie quotidienne


Mais au-delà des chiffres, c’est de bien autre chose dont il s’agit ! C’est notre vie quotidienne, c’est le lien social auquel nous sommes tous si attachés ici, dans notre commune, c’est notre « vivre ensemble » qui est remis en question…

Parce que, ne nous y trompons pas, si rien ne change, nous nous trouverons face à une alternative pour combler la baisse drastique de notre budget :

Première option : augmenter les impôts locaux. Qui aujourd’hui pourrait payer davantage d’impôts pour les services du quotidien apportés par la commune ? Personne ! Cette solution n’est pas possible !

Menace sur les crèches, les écoles, les cantines...


Seconde option : renoncer aux investissements préparant l’avenir et réduire fortement les « services du quotidien » proposés aux citoyens au risque de les faire disparaitre : crèches, écoles, cantines, centres d’action sociale, logements, transports, équipements sportifs, lieux d’expression culturelle, tri et collecte des déchets, entretien des équipements et espaces publics… Notre vie quotidienne en souffrirait immédiatement ! Je refuse aussi cette seconde solution. NOUS refusons tous ensemble cette seconde solution !

Ne pas se résigner


Alors que faire ? Devant les deux mauvaises solutions vers lesquelles nous conduit le projet de l’Etat, je ne vois qu’un seul choix : ne pas se résigner !
Avec l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalités, avec toutes les communes de France, demandons à l’Etat de revoir son projet d’asphyxie… et je pèse mes mots ! Bien entendu, les communes et les intercommunalités doivent participer à l’effort national, faire des économies, mais pas comme cela, pas si vite, pas à cette hauteur.

Les Maires s’insurgent


- contre la baisse drastique et abrupte des Dotations communales pénalisant l’aménagement de nos communes et générant chômage et hausse d’impôts.

- contre l’élection au suffrage universel, pour un temps écarté, des conseillers communautaires qui créerait de fait une strate décisionnaire éloignant le citoyen de l’élu de proximité qu’est le Maire.

- contre le transfert obligatoire ou rampant de leurs compétences de proximité, comme l’aménagement du territoire communal : transfert des Plans Locaux d’Urbanisme, de la gestion de l’eau et de l’assainissement des déchets, du tourisme..

- contre la faible considération des élus locaux et l’absence de concertation sur l’organisation du territoire héritée de la Révolution Française.

- contre la DISPARITION PROGRAMMEE DES COMMUNES et la mise à mal du formidable lien que cette institution a su créer avec la POPULATION du fait de la proximité de ses élus et des décisions qui en émanent

Plus de 17.000 communes ont dit non à ces baisses


Plus de 17 000 communes ou intercommunalités de France par les votes de leur conseil municipal ou communautaire se sont déjà prononcées contre cette baisse sans précédent des dotations de l’Etat

Notre mobilisation d’aujourd’hui, ici et partout en France, est déjà un signal fort.

Nous sommes là pour le proclamer haut et fort :

« j’aime ma commune, je la défends »

F.K, le 19 septembre 2015

Autres photos:

Au cours de son intervention, Robert Bénéventi, Maire d'Ollioules, entouré de son conseil municipal dont on reconnaît de gauche à droite Nicole Bernardini, Richard Tognetti (ancien élu ollioulais, suppléant du conseiller départemental Ferdinand Bernhard), Monique Macia, Michel Thuilier, Clara Pain (Maire du Conseil Municipal des Jeunes), Ginette Audigier, Jean-Michel Huguet, Geneviève Barbier, Brigitte Crevet Les élus recueillent les signatures de la pétition lancée par les Maires de France
Au cours de son intervention, Robert Bénéventi, Maire d'Ollioules, entouré de son conseil municipal dont on reconnaît de gauche à droite Nicole Bernardini, Richard Tognetti (ancien élu ollioulais, suppléant du conseiller départemental Ferdinand Bernhard), Monique Macia, Michel Thuilier, Clara Pain (Maire du Conseil Municipal des Jeunes), Ginette Audigier, Jean-Michel Huguet, Geneviève Barbier, Brigitte Crevet