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Le 20. novembre 2013 à 17h53

Sanary Politique 3 questions à Pierre Relave, candidat à la mairie de Sanary

Après Olivier Thomas, Pierre Relave, candidat Divers Droite aux élections municipales de Sanary, s’est prêté au jeu pour une interview en 3 questions.

Ingénieur informatique de 48 ans, Pierre Relave est revenu en politique il y a 10 ans, avec une liste Divers Droite. Adhérent UMP, cet enfant du pays, souhaite donner un nouvel élan à Sanary.

Pierre Relave, qu'avez-vous pensé de l'article de l'Express mettant en cause le maire actuel qui serait "en cheville avec la mafia russe"?


Pierre Relave : Pour moi, c’est du ragot. L’article de fond ne m’intéresse pas et je n’ai pas envie de poser mon débat politique sur ce plan. On doit se battre avec son programme et pas autrement, sauf s’il y a des preuves, évidemment.
Dans cet article, Olivier Thomas faisait état des menaces qu’il aurait reçues suite à son dépot de candidature. Personnellement, je n’ai pas été menacé par l’équipe municipale. Les seules insultes et tentatives d’intimidations que ma femme et moi avons reçues, sont venues d'une autre équipe. Il se pose en victime et joue les chevaliers blancs…je trouve ça un peu gonflé.

Pensez-vous qu’il y a une recrudescence des actes de violence et des vols à Sanary comme ailleurs ? Que feriez-vous de plus en tant que Maire ?


Pierre Relave : Au niveau national, il y a une banalisation des actes violents qui me dérange. On a l’impression qu’il y a du laxisme envers les délinquants. Se tourner vers les extrêmes n’est pas une solution. Pour arrêter tout ça, il faut mettre ces délinquants directement en prison. Construire des prisons en plus, ce n’est pas qu’un choix économique, c’est un choix politique et il faut comprendre que la délinquance a un coût social.
Localement, ce qui est caché à Sanary, c’est le trafic de drogue, qui est de plus en plus important dans certains quartiers. Les habitants le vivent mal et c’est normal. Dans notre ville, il y a un faux sentiment de tranquillité.
La solution réside dans les caméras de surveillance, qu’il faut développer. L’effectif de la police municipale est trop réduit. S’il était plus important, cela ferait de la présence, une présence rassurante. L’été notamment, j’aimerais les voir plus souvent.

Votre projet électoral repose sur 5 axes, dont le tourisme, la mer et la sécurité. Pour vous, ces secteurs ne sont donc pas assez développés ? Que pourriez-vous ajouter pour convaincre les habitants de Sanary de voter pour vous en 2014 ?


Pierre Relave : Mon discours est qu’aujourd’hui nous sommes bien à Sanary et nous aimons bien y vivre grâce à cette vie de village, qui est, malheureusement en train de disparaître. Ma crainte est que nous devenions comme toutes ces villes côtières qui sont bondées l’été et mortes l’hiver. Je pense que M. Bernhard ne se rend pas compte de cette évolution. Nous avons de vrais attraits, mais le commerce n’est pas le moteur qu’il devrait être. Pour qu’il le soit, il faudrait de meilleures relations entre le maire et eux. Je pense qu’après 4 mandats, il s’endort.
Il faut des projets nouveaux et une nouvelle gouvernance. Je me pose comme une candidature du renouveau, mais sans changement radical. Ce qui fonctionne bien, nous allons évidemment le conserver, en amenant des idées nouvelles. Par exemple, je trouve qu’il est anormal que nous n’ayons même pas de base nautique. C’est une promesse de campagne : je vais améliorer cela. Concernant le développement économique, je veux baisser de manière importante les droits de terrasse et droits de première installation. Il faut aussi parler et expliquer quelle est la place de Sanary dans l’intercommunalité. Sanary est la ville la plus importante de la communauté de communes et ça a son importance.

L’époque de M. Bernhard est terminée. Il a été maire pendant 25 ans et ne se renouvelle pas. Nous amenons un regard nouveau, et surtout, une nouvelle manière de communiquer avec les gens. Nous sommes là pour les aider, en étant ouverts au dialogue, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

D’ici le 10 décembre je compte distribuer une lettre aux Sanaryens, pour leur préciser mes projets.

PH, le 20 novembre 2013