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Le 13. juin 2012 à 17h47

Législatives Favori, Jean-Sébastien Vialatte ne relâche pas son effort

Avec 4000 voix d'avance sur son plus proche challenger, le député sortant ne se considère pas réélu, loin de là. Pour autant il envisage l'avenir de l'ouest-Var avec un certain optimisme.

Jean-Sébastien Vialatte en compagnie de sa suppléante Hélène Rigal (Photo D.R.)

Jean-Sébastien Vialatte en compagnie de sa suppléante Hélène Rigal (Photo D.R.)

Au four et au moulin, encourageant ses militants de l'UMP venus à la permanence faire du "phoning" ou pour s'approvisionner en invitations à distribuer dans les boites aux lettres pour la réunion de jeudi soir sur l'esplanade de la Frégate, répondant aux interviews, peaufinant son planning avec son attachée parlementaire Fabiola Casagrande, Jean-Sébastien Vialatte est sur des charbons ardents. Non qu'il soit particulièrement inquiêt à quatre jours du dénouement : il a une avance substentielle sur ses deux candidats. Mais, en politicien expérimenté, il sait que rien n'est joué et que le moindre relâchement peut être fatal. Et il continuera donc à arpenter les marchés, rendre visite aux commerçants, rencontrer un maximum d'électeurs pour leur expliquer que leur choix est décisif "pour éviter un désastre économique à la France, éviter une hausse massive de la fiscalité, éviter que soit mis à mal le modèle de société auquel nous sommes attachés et la famille traditionnelle, pour éviter que la gauche donne le droit de vote aux étrangers", comme il l'écrit dans une lettre aux Six-Fournais.
Lorsqu'on lui demande quelle sera son action au cours des cinq prochaines années s'il est réélu, il est très clair: "sur le plan national je continuerai à m'interesser à la recherche, à l'éthique qui doit entourer les nouvelles avancées dans tous les domaines scientifiques. J'aimerais aussi continuer à faire partie de la commission des lois chargée de dépoussièrer les textes. Mais le député est aussi le représentant de sa circonscription et doit donc être un facilitateur pour l'aboutissement des grands dossiers : LGV, pôle santé, transports de proximité, développement économique et touristique."
Quand on aborde les sujets qui font débat, il ne se dérobe pas. Pour l'hopital de La-Seyne, il a fallu se rendre à l'évidence : il n'y a plus d'accoucheurs pour faire tourner la maternité car on n'arrive plus à en recruter. C'est une spécialité difficile, pénible, risquée, qui n'attire plus. Mais les femmes enceintes continueront à être suivies, avant et après l'acouchement, à La-Seyne. Concernant la clinique Malartic, la solution n'est pas facile à trouver du fait du très lourd déficit engendré par une masse salariale trop importante."
Si l'on aborde le sujet du développement économique, Jean-Sébastien Vialatte commence par parler circulation : "il faut pouvoir se déplacer plus aisemment dans l'agglomération toulonnaise et utiliser toutes les voies possibles: la voie maritime en améliorant encore les dessertes autour de la rade, la voie ferrée, l'autoroute avec la construction d'un échangeur au niveau d'Ollioules, le TCSP (transport en commun sur site propre) qui avance à grands pas puisque le premier tronçon devrait être mis en service en 2014. Ainsi mieux irriguée, l'agglomération peut envisager de développer ses atouts : la rade avec des installations de chantiers navals à Saint-Mandrier et l'accueil de bateaux de croisière à La-Seyne, le pôle mer sur l'emplacement de l'ancien marché floral qui devrait attirer dans la région de nombreux cadres, à condition qu'ils y trouvent pour leurs enfants de sérieuses infrastructures universitaires. Et puis il y a le tourisme! Il fut un temps où offrir des animations variées suffisait à attirer les vacanciers. Aujourd'hui, il convient de leur offrir des infrastructures de qualité : des plages propres et entretenues, une restauration et une hotellerie irreprochables."
Bref, s'il est réélu, Jean-Sébastien Vialatte aura encore du pain sur la planche ces cinq prochaines années.

Jacques Bouvier, le 13 juin 2012