Le 27. août 2017 à 09h11

Sanary Fait divers Un vol aux conséquences dramatiques

Vol dans le quartier de Beaucours : une voiture fracturée et des appareils auditifs volés, alors qu'ils ne sont d'aucune utilité hormis à leur propriétaire.

« Ce n'était pourtant pas une Mercedes »


En fin de journée, Muriel va à la plage de Beaucours près de chez elle avec ses enfants en bas âge. Elle gare sa petite voiture vieille de dix ans chemin de la Marine, enlève ses appareils auditifs et les range dans une pochette qu'elle laisse dans la boîte à gants. Quand elle revient, le bip ne répond pas, révélant que la voiture est déjà ouverte même si cela ne se voit pas. Dans le coffre, plus de serviettes de plages et dans la boîte à gants, plus de pochette. La sienne est la seule voiture de la rue à avoir été fracturée ce jour-là. Ce n'est que le lendemain, après avoir reporté le vol à la police, que le mari de Muriel voit que la portière côté passager a été forcée. Près de la serrure, un petit trou de tournevis qui peut facilement passer inaperçu. La police pense à un professionnel qui l'aurait vue mettre la pochette dans la boîte à gants. « Ils sont forts et ont l'œil aiguisé. »

« L'argent, ce n'est pas grave »


Les appareils auditifs sont chers. Il faut compter entre 4000 et 5000€. En tant que travailleur handicapé, Muriel reçoit une aide de la Sécurité sociale, mais elle avait renouvelé ces appareils il y a deux ans en payant de sa poche. « L'argent, ce n'est pas grave », dit Muriel, « mais que vont-ils en faire ? » En effet ces appareils sont personnalisés, donc inutiles sans logiciel. « Comme un membre artificiel, ils sont adaptés à la personne pour lesquels ils ont été conçus », explique l'époux de Muriel. « Ce ne sont pas des écouteurs pour la musique, ils ne sont pas interchangeables. Ils sont calés sur le handicap et ne peuvent même pas être utiles à une autre personne handicapée. »

« Mes filles étaient catastrophées »


Leurs enfants sont en larmes. « Elles savent que je ne peux pas travailler sans mes appareils auditifs. » Le couple n'a pas les moyens d'acheter les appareils à nouveau. Heureusement, un neveu audioprothésiste en a prêté un à Muriel en attendant. « Je ne peux pas ne pas travailler car je ne veux dépendre de personne ! »

« Nous pensions vivre dans un endroit tranquille, peu peuplé, près de la plage et d'un centre de vacances », dit le mari, « mais on ne peut être tranquille nulle part. » Muriel espère que son expérience pourra servir : « Je ne pensais pas que les gens pouvaient voler ce genre de choses et veux que cela se sache. Si ça peut servir à quelqu'un... »

, le 27 août 2017