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Le 21. avril 2010 à 14h20

Six Fours Journée morose dans les dépôts de presse

Pas de journaux auprès de nos kiosquiers préférés aujourd’hui. Du côté de Nice Matin il s’agit toujours de protester contre la vente de leurs actifs immobiliers, et pour la Presse Quotidienne Nationale, il s’agit de revendications salariales.

Du côté de la Coudoulière avec Jacques (patron) et Murielle (salariée) qui gardent quand même le moral

Du côté de la Coudoulière avec Jacques (patron) et Murielle (salariée) qui gardent quand même le moral

Pratiquement aucun journal dans les kiosques aujourd’hui, exceptés le Monde, la Marseillaise et la Provence. Concernant Var Matin, les personnels des trois éditions (Var-Matin, Nice Matin et Corse Matin) ont voté mardi une nouvelle grève de 24 heures, « pour s’opposer au projet de vente à la découpe prévue par GHM » (le Groupe Hersant Media). Les syndicats craignent que la cession des locaux de Nice Matin serve non pas à développer le journal mais à « combler le passif abyssal du groupe Hersant Média ». Le conflit dure déjà depuis quelques semaines et, pour l’instant, les salariés n’ont pas vraiment eu de réponses à leurs inquiétudes.
Au niveau de la presse quotidienne nationale, la grève fait suite à l’appel de différents syndicats de la CGT du Livre (imprimerie et distribution) et les revendications sont d’ordre salarial. Il est possible que le mouvement soit reconduit jeudi. Le comité Inter CGT, qui rassemble les rotativistes, « exige que dans les plus brefs délais les éditeurs convoquent l’ensemble des organisations syndicales de nature à définir une réelle politique salariale qui prenne en compte la perte du pouvoir d’achat et les efforts consentis par les salariés de la presse ».

Journée morose dans les dépots de presse


Les dépots de presse dans leur ensemble, voient chaque année leurs ventes de quotidiens diminuer. Et, derniers maillons de la chaîne, ils sont obligés de proposer d’autres produits à côté pour ne pas mettre la clef sous la porte.
Au Brusc, la Presse était très calme ce mercredi matin : « il est certain que la fréquentation est moindre, ainsi que notre chiffre d’affaire » consent Alain, toujours souriant. Jacques gère avec dynamisme le tabac-presse de la Coudoulière et demeure amer par rapport à la situation : « on enregistre une perte sèche, qui devrait avoisiner les 250€ aujourd'hui, sans parler des autres jours ». Ils n’ont reçu aucun communiqué, aucune information, et il n’est pas toujours aisé de faire face aux clients qui parfois imaginent mal que leurs kiosquiers ignorent s’ils auront des quotidiens le lendemain. Derniers maillons de la chaîne, ils prennent en moyenne un pourcentage de 15% sur la presse quotidienne, et n'ont pas une grosse marge de manoeuvre pour s'en sortir, d'où la nécessité d'offrir d'autres services ou produits. Au tabac des Playes, l’exploitant nous dira que « la presse quotidienne est un produit d’appel. Avec la grève, les gens remettent leur achat au lendemain ou surlendemain. Du coup nous avons moins de monde, et moins de rentrées d'argent ». Jacques est plutôt en colère : « on a signé une convention de presse, on a des stages obligatoires payants, l’obligation d’ouvrir tous les jours ». En somme beaucoup d’investissements, avec un salaire pas vraiment en adéquation, et peu de considération en retour. Les clients sont parfois légèrement agacés, et comprennent mal ces grèves à répétition, d’autant qu’il n’est pas évident de saisir tous les enjeux et difficultés des salariés en grève. C’est donc un boulevard pour les lieux communs et les clichés. Mais nos kiosquiers gardent toujours leur calme et le sourire, Jacques précisant: « dans l'ensemble nos clients sont assez compréhensifs ». Mais on imagine bien l'usure de devoir répéter des centaines de fois dans la journée des réponses aux mêmes questions ou commentaires.

D.D, le 21 avril 2010

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